L'impact de Pascal Bezard

Il est des voyages qui ont un arrière-goût de « pas assez ». Bien sûr, c’est avec un réel plaisir que j’ai découvert de nouveaux paysages, contemplé des décors, parcouru quelques rues, visité des logis. Bien sûr j’ai croisé des personnes fortes et torturées, des destins tortueux, surpris des moments de vie, échangé avec des inconnus. Mais le retour au bercail fut si rapide que j’aimerais pouvoir souffler à l’organisateur, celui qui nous a tenus si aimablement tenus la main :

 Hé Garçon ! Pourquoi tant de hâte à me ramener ici, chez moi ? Pourquoi ne pas m’accorder un peu plus de temps que je puisse flâner dans tous ces endroits que je ne reverrai pas, pourquoi ne pas rajouter ces quelques pages qui me permettront de vraiment rencontrer ces gens ? De les suivre, de partager avec eux et toi, plus de souffrances, plus de joies, plus d’incertitudes, plus d’espoirs, de galères et de petites victoires.

La vie des autres est si rapide, pourquoi accélérer celle de ces êtres que tu sais si bien décrire, aimer  et partager ?

Bon, OK ! si le voyage n’avait pas été si agréable, si bien préparé, si enrichissant, si surprenant aussi, jamais je n’aurai désiré qu’il se prolonge. Je me serai contenté de lâcher du bout des lèvres un méchant et détestable :  

« Enfin fini ! “ 

Ça n’est pas le cas. Je te l’accorde volontiers.

Mais ce texte se prolonge en mémoire d'un goût d’inachevé… Ou plus exactement d'un parfum de long résumé. Tu sais,  de ces résumés si bien faits qu’ils te donnent envie de découvrir l’œuvre dans son intégralité.

Oui, Il y avait matière à écrire un pavé… 50, 100 pages de plus m’auraient comblé. Et je crois que pas une seconde je me serai ennuyé.  

 Je suis un cinéphile compulsif. Ceux qui lisent régulièrement mes chroniques, je crois, l’ont compris. Eh bien, avec L'impact, j’ai visionné un téléfilm de grande qualité qui m’a interpellé, touché, intéressé, conquis. Et je me plais maintenant à imaginer que le réalisateur, avec l’accord de la production,  se lance dans l’adaptation long métrage de l’histoire. Il en a le talent et les capacités… Et son œuvre mérite amplement que l’on passe plus de temps avec elle !

Allez ! Stop ! J’exagère un peu. Tout ça pour donner sans doute à ma chronique une approche aussi positivement critique que poétique.  

En fait, Je n'ai pas d'autre choix que de respecter celui de l’auteur et surtout de mettre en avant cette capacité étonnante dont il dispose : Il excelle dans l'art de raconter, sans délayer, sans mots parachutés,  une histoire forte. Il ne manque pas un détail dont l’absence nuirait à la compréhension.  

L’histoire est finie, complète et efficace.  

Je vous entends dire : « JB, tu te contredis !  

Oui ! Vous avez tout compris !  Seuls les persuadés ne changent pas d’avis. Et la seule chose dont je suis persuadé, c’est d’avoir apprécié ce bouquin.

Et de cette qualité là, on ne peut qu'en redemander !  


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